
Alors que le gouvernement sénégalais a annoncé des poursuites contre l’ancien président Macky Sall, l’Assemblée nationale accélère le processus législatif. Une intercommission s’est réunie ce lundi pour examiner un projet de loi crucial, qui permettrait au président de la République du Sénégal de ratifier une convention de transfert des détenus avec le Maroc, où réside actuellement l’ancien président.
Une convention de 2004 en attente de ratification
La convention entre le Maroc et le Sénégal, signée en 2004, n’a toujours pas été ratifiée. Si elle l’était, elle permettrait à une personne condamnée dans l’un des deux pays de purger sa peine dans son pays d’origine, tout en bénéficiant d’une aide consulaire et humanitaire. Ce projet de loi pourrait marquer une étape significative vers le jugement de l’ancien président Macky Sall, désormais installé au Maroc. Le texte doit être voté par les députés en séance plénière le 10 mars.
Un procès en vue pour l’ancien président
Le gouvernement sénégalais a promis de poursuivre Macky Sall en justice, l’accusant de graves irrégularités dans la gestion des finances publiques durant ses mandats, notamment la falsification des données économiques. Bien qu’un accord d’extradition existe déjà, un observateur note que la ratification de cette convention renforcerait les garanties des autorités pour extrader l’ancien président s’il est un jour poursuivi et condamné.
Une haute cour de justice rétablie
En décembre, une haute cour de justice a été rétablie pour juger d’anciens présidents. Vendredi dernier, le porte-parole du gouvernement a qualifié l’ex-président de « chef de gang », une déclaration qui a suscité l’indignation dans le camp de Macky Sall.
Avec notre correspondante à Dakar, Juliette Dubois, nous suivons de près ces développements qui pourraient redéfinir le paysage politique sénégalais.