
Mardi dernier, Donald Trump a signé un décret exécutif visant à transformer en profondeur le processus électoral américain. Ce décret impose aux États des contrôles renforcés sur les listes électorales et restreint le vote par correspondance, une méthode largement utilisée aux États-Unis. Cette initiative s’inscrit dans la lignée des critiques récurrentes de Trump à l’égard d’un système électoral qu’il estime biaisé en sa défaveur.
Un décret aux prérogatives contestées
Des experts en droit électoral, dont le professeur Rick Hasen de l’Université de Californie à Los Angeles, ont rapidement qualifié ce décret de « dangereux » et de « coup de force de l’exécutif ». Ils estiment que le texte outrepasse les compétences de l’exécutif, la gestion des élections fédérales étant traditionnellement du ressort des États. Le Centre Brennan de l’Université de New York a également critiqué le décret, soulignant que les présidents n’ont pas l’autorité pour imposer de telles mesures.
Des mesures strictes et potentiellement discriminatoires
Le décret prévoit notamment l’obligation pour les électeurs de présenter des preuves de citoyenneté, telles que des passeports ou des permis de conduire, lors de leur inscription sur les listes électorales. Cette exigence pourrait priver du droit de vote des millions d’électeurs qui n’ont pas facilement accès à ces documents. De plus, les États qui ne se conformeraient pas à cette directive risquent de voir leurs aides fédérales à l’organisation des élections suspendues.
Une réponse aux allégations de fraude électorale
Donald Trump, qui n’a jamais reconnu sa défaite face à Joe Biden lors de la présidentielle de 2020, a justifié ce décret en évoquant des « fausses élections » et la nécessité de « régler notre élection ». Il a déclaré que le pays était « malade en raison de l’élection », bien qu’il ait remporté une victoire écrasante lors des dernières élections.
Réactions et contestations
Plusieurs associations, dont l’ACLU, ont déjà annoncé leur intention de contester ce décret devant la justice, le qualifiant d' »abus extrême de pouvoir ». La bataille juridique qui s’annonce pourrait redéfinir les contours du droit électoral aux États-Unis.
En somme, ce décret exécutif de Donald Trump suscite de vives réactions et pourrait avoir des répercussions majeures sur le droit de vote aux États-Unis. Les mois à venir seront cruciaux pour déterminer si ces mesures seront mises en œuvre ou invalidées par les tribunaux.