
La condamnation de Marine Le Pen, cheffe de file de l’extrême droite française, a suscité une vague de réactions politiques en France et à l’étranger. La leader du Rassemblement National a été déclarée inéligible pour cinq ans et condamnée à une peine d’emprisonnement de quatre ans, dont deux ferme, pour détournement de fonds publics.
Réactions Internationales
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Kremlin : Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, a déploré une « violation des normes démocratiques », qualifiant le jugement d’« affaire intérieure de la France ».
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Administration Trump : La porte-parole du département d’État, Tammy Bruce, a exprimé des préoccupations quant à l’exclusion de candidats de la vie politique, comparant la situation à la « guerre judiciaire » contre Donald Trump.
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Elon Musk : Le multimilliardaire a dénoncé un « abus du système judiciaire », prévenant d’un « retour de bâton » similaire aux « attaques judiciaires » contre Donald Trump.
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Viktor Orban : Le Premier ministre hongrois a apporté son soutien à Marine Le Pen, affirmant « Je suis Marine ! » sur le réseau social X.
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Geert Wilders : Le leader du parti d’extrême droite néerlandais a qualifié la condamnation de « sévère » et exprimé sa confiance en un retour politique de Marine Le Pen.
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Matteo Salvini : Le vice-Premier ministre italien a critiqué une « déclaration de guerre de Bruxelles », affirmant que la condamnation visait à exclure Marine Le Pen de la vie politique.
Réactions en France
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Jordan Bardella : Le président du Rassemblement National a dénoncé une « exécution de la démocratie française » et appelé à une « mobilisation populaire et pacifique ».
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Marion Maréchal : La nièce de Marine Le Pen a critiqué des juges « se pensant au-dessus du peuple souverain », affirmant que la condamnation visait à écarter une rivale politique.
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Éric Ciotti : L’allié de Marine Le Pen a dénoncé une « cabale judiciaire indigne » et s’est interrogé sur la démocratie en France.
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Éric Zemmour : Le patron du parti Reconquête! a affirmé que « ce n’est pas aux juges de décider pour qui doit voter le peuple ».
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Laurent Wauquiez : Le chef des députés Les Républicains a exprimé son soutien, affirmant qu’il n’était « pas sain » qu’une élue soit interdite de se présenter à une élection.
Réactions des Institutions
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Conseil Supérieur de la Magistrature : Le CSM a exprimé son inquiétude face aux réactions virulentes, jugeant qu’elles remettaient en cause l’indépendance de l’autorité judiciaire.
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Jacques Boulard : Le premier président de la cour d’appel de Paris a dénoncé les menaces à l’égard des magistrats, affirmant que la critique d’une décision de justice ne pouvait s’exprimer par des menaces.
Réactions de la Gauche
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François Bayrou : Le Premier ministre a été « troublé » par le jugement mais n’a fait aucun commentaire sur la décision de justice.
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Olivier Faure : Le patron du PS a regretté que la séparation des pouvoirs ne soit « plus à l’ordre du jour au gouvernement ».
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Marine Tondelier : La secrétaire nationale d’EELV a affirmé que Marine Le Pen devait « payer sa peine » comme « justiciable comme les autres ».
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Fabien Roussel : Le secrétaire national du PCF a rappelé que la justice doit être la même pour tous, citant La Fontaine.
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La France Insoumise : Le parti de Jean-Luc Mélenchon a affirmé combattre le Rassemblement National dans les urnes et dans la rue, refusant l’utilisation de tribunaux pour écarter des rivaux politiques.
Cette condamnation marque un tournant dans la politique française, suscitant des débats sur l’indépendance judiciaire et la démocratie. Les réactions, tant nationales qu’internationales, témoignent de la polarisation politique autour de cette décision de justice.