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Soudan du Sud : Riek Machar en résidence surveillée, l’ONU craint un retour de la guerre civile

La situation au Soudan du Sud s’aggrave avec une nouvelle escalade qui pourrait ramener le pays au bord de la guerre civile. Mercredi 26 mars au soir, le premier vice-président Riek Machar a été placé en résidence surveillée par les forces de sécurité sud-soudanaises, selon son porte-parole. Les détails précis de cette détention et ses implications pour l’accord de paix signé en 2018 restent flous, mais le pays semble plus proche que jamais d’un retour au conflit. L’ONU appelle à la retenue et au respect de l’accord de paix.

Une crise politique qui s’intensifie

Cette évolution de la crise politique au Soudan du Sud était à la fois redoutée et attendue. Depuis début mars, des rumeurs d’une arrestation imminente de Riek Machar circulaient, notamment après la crise dans la région du Haut-Nil, au nord-est du pays, qui avait conduit à l’arrestation de plusieurs officiels de son parti à Juba.

Le placement en résidence surveillée du leader de l’opposition jette un doute considérable sur le processus de paix sud-soudanais. Cette détention est qualifiée de « violation de l’accord de paix » par Pal Mai Deng, porte-parole du parti de Riek Machar. Dans un média local, il appelle la communauté internationale à « s’assurer de la sécurité physique » de Riek Machar.

Réactions internationales

Nicholas Haysom, chef de la mission de l’ONU au Soudan du Sud, a réagi dans un communiqué : « Les amendements unilatéraux à l’accord de paix risquent de ramener le pays à un état de guerre. Cela ne va pas seulement dévaster le Soudan du Sud mais la région toute entière », a-t-il déclaré.

Le Soudan du Sud « sur le point de retomber dans un conflit généralisé »,  selon l'ONU, après l'arrestation du premier vice-président

Contexte de la crise

La crise politique actuelle s’est intensifiée début mars lorsqu’une milice nuer, réputée proche de Riek Machar, a pris une base de l’armée sud-soudanaise à Nasir, tuant son commandant ainsi qu’un pilote de l’ONU. Le chef d’État-major de Riek Machar, ainsi que le ministre du Pétrole et d’autres officiels de son parti, sont accusés par le camp présidentiel d’avoir orchestré les violences dans le Haut-Nil.

Cette situation tendue rappelle les fragilités persistantes de l’accord de paix de 2018 et souligne l’urgence d’une intervention internationale pour éviter une nouvelle escalade de violence dans le pays.

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