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Apiculture et entrepreneuriat / Les apprenants déterminés à mettre en pratique leurs connaissances

C’est dans le cadre du projet de formation dans le domaine de l’apiculture et entrepreneuriat initié par la Banque et le PADESCE que les apprenants ont fait une descente sur le site d’Afanoyoa dans le troisième arrondissement de Yaoundé.

Au terme de la troisième semaine de formation, les apprenants sont entrés dans la phase pratique. Ils sont au nombre de 60 qui bénéficient de cette formation. Trois axes essentiels à savoir :  l’initiation à l’apiculture, la transformation du miel en confiserie et la commercialisation des produits de confiserie, et le renforcement des compétences. Elle se déroule du 06 Janvier 2026 au 26 Janvier 2026 à AFANOYOA, au Bois Sainte Anastasie.

Après avoir compris la présentation des bases de l’apiculture, de l’histoire et de l’importance des abeilles, les apprenant ont étudié la biologie des abeilles et du comportement, y compris leur cycle de vie, leur organisation sociale et leur communication.

Il était donc question de passer à la phase pratique avec les équipements et le matériel nécessaire pour l’apiculture, tels que les ruches, les costumes de protection et les outils.L’étape de l’installation et de la gestion d’un rucher a été abordé à travers l’apprentissage des techniques d’installation et de gestion d’un rucher, y compris la sélection des emplacements, la préparation des ruches et la gestion des colonies.

Les enseignants ont ensuite évoqué les cas de l’étude des maladies des abeilles et des parasites qui affectent les abeilles, ainsi que des méthodes de prévention et de traitement.

Les apprenant ont par la suite procédé à la visite de ruchers pour observer les abeilles et apprendre à identifier les différentes espèces, les maladies et les parasites.

Les enseignements sur la manipulation des abeilles ont été faite de manière sécuritaire et efficace, y compris l’ouverture des ruches et la manipulation des cadres.

Bien avant, les apprenants ont appris à préparer les ruches  y compris la mise en place des cadres et des protections contre les parasites.Il est annoncé pour la suite le contrôle des maladies et des parasites qui affectent les abeilles, l’étude sur la multiplication des colonies en créant de nouvelles ruches ou en divisant des colonies existantes, le suivi et entretien des ruches régulièrement pour assurer la santé et la productivité des abeilles.

L’on poursuivra avec le traitement du miel et des produits dérivés tels que la cire et la propolis, la gestion d’un rucher de manière efficace, y compris la planification, la gestion des ressources et la commercialisation des produits. La simulation de situations réelles telles que la gestion d’une crise sanitaire ou la préparation pour la saison des fleurs.

Trois axes essentiels à savoir l’initiation à l’apiculture, la transformation du miel en confiserie et la commercialisation des produits de confiserie, et le renforcement des compétences. Elle se déroule du 06 Janvier 2026 au 26 Janvier 2026 à AFANOYOA, au Bois Sainte Anastasie.

Développement inclusif

La lutte contre la pauvreté, le sous-emploi et la marginalisation économique des populations rurales reste une priorité constante pour les pouvoirs publics camerounais. Malgré un potentiel agricole, apicole et artisanal important, de nombreuses régions, notamment le département du Mbam-et-Kim, où se situe la commune de Ntui – peinent à convertir leurs ressources locales en véritables leviers de développement inclusif. Ce paradoxe s’explique en grande partie par l’insuffisance des compétences techniques des producteurs, la faible structuration des chaines de valeur locales, et l’accès limite aux marchés à forte valeur ajoutée. Dans cette optique, le Gouvernement, avec le soutien de la Banque mondiale, a lancé le Programme d’Appui au Développement de l’Éducation Secondaire et des Compétences (PADESCE), Ce programme s’inscrit dans une logique de réforme structurelle du système de formation professionnelle, en vue de le rendre plus accessible, plus pertinent et plus équitable. À travers le Mécanisme Compétitif de Développement des Compétences (MCDC) et plus spécifiquement le Guichet 3 -, le PADESCE cible les organisations de base, souvent oubliées des dispositifs classiques d’appui, mais pourtant au cœur des dynamiques économiques communautaires. Dans ce cadre, la Société Coopérative Simplifiée des Producteurs et Transformateurs Agricoles d’Ongola (SCOOPS-CA ONGOLA), forte de plus de 600 membres, a formulé une demande de renforcement des capacités axée sur la valorisation de la filière apicole. Ce choix n’est pas fortuit : le miel et ses dérivés (cire, confiseries, produits cosmétiques) représentent une opportunité stratégique pour la diversification économique, la création d’emplois et la promotion de l’import-substitution. Cependant plusieurs contraintes freinent aujourd’hui le plein développement de cette filière: Une faible maitrise des techniques modernes d’apiculture; L’absence d’équipements adaptés à la transformation artisanale ; Une méconnaissance des normes de qualité, de conditionnement et de commercialisation ; Une insuffisance de culture entrepreneuriale chez les petits producteurs; Une participation encore marginale des femmes et des jeunes à cette activité pourtant accessible pourtant accessible et prometteuse. Le projet de formation initié par la SCOOPS-CA ONGOLA répond directement à ces lacunes, en s’appuyant sur une approche intégrée qui couvre l’ensemble de la chaine de valeur : production, transformation, commercialisation, gestion d’entreprise. Ce projet, retenu dans le cadre du PADESCE, vise à former 60 personnes, majoritairement jeunes et issus du monde rural, avec une attention particulière à l’inclusion des femmes, conformément aux principes d’équité du programme. En mobilisant un prestataire expérimente tel que IFPECIS-CAM, le projet entend transformer cette filière traditionnelle en un vecteur de croissance économique locale, d’autonomisation et de professionnalisation des membres de la coopérative. Il contribuera également à la réduction du chômage rural ; L’amélioration de la sécurité alimentaire par la pollinisation ; La baisse des importations de produits apicoles ; L’essor de mi co-entreprises rurales compétitives.

 

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