
SCOOP CA ONGOLA joue un rôle crucial dans la formation des jeunes dans divers secteurs tels que l’apiculture, l’entrepreneuriat, l’élevage, la pêche et l’agriculture, la formation pratique et adaptée aux besoins des jeunes, leur permettant d’acquérir des compétences techniques et entrepreneuriales.

Au niveau du développement économique, en formant les jeunes dans ces secteurs, il contribue au développement économique local et à la création d’emplois.Elle aide les jeunes à devenir autonomes et à prendre en main leur avenir professionnel, encourage l’innovation et la créativité, permettant aux jeunes de développer de nouvelles idées et de nouveaux produits.
Le GIC SCOOP CA ONGOLA a lancé un programme de formation pour les jeunes dans les secteurs de l’apiculture, l’entrepreneuriat, l’élevage, la pêche et l’agriculture. Ce programme vise à doter les jeunes de compétences pratiques et à les encourager à devenir des entrepreneurs agricoles ¹.
Elle vise à satisfaire les besoins économiques, sociaux et culturels de ses membres, cherche à promouvoir le développement économique de ses membres et de la communauté locale, assurer l’autonomie et l’indépendance de ses membres et de la communauté, promeut l’équité, la solidarité et la coopération entre ses membres.
Notons que cette coopérative est gérée de manière démocratique, avec la participation active de ses membres.
Elle vise donc à former et éduquer ses membres pour améliorer leurs compétences et leur connaissance.
Nous noterons aussi la protection de l’environnement et promouvoir des pratiques durables.
Il s’agit donc d’améliorer la production et la commercialisation des produits agricoles, fournir des services et des intrants agricoles à ses membres, promouvoir la sécurité alimentaire et la nutrition, de développer l’agriculture durable et l’agroécologie.

C’est dans ce cadre que les apprenants de la société coopérative SCOOP CA ONGOLA bénéficient depuis le mardi 06 Janvier 2026 d’une formation sur le renforcement des capacités dans la filière apicole à fort potentiel de la part de la Banque mondiale, du PADESCE, SCOOP CA ONGOLA et L’IFPECIS-CAM). Pendant trois semaines, ils vont acquérir des connaissances de la part des formateurs de haut niveau. AFANOYOA, au Bois sainte Anastasie, et à NTUI. Prises de parole, test d’allergie au miel et visite des ruches ont meublé cette journée.
Dans le cadre de cette formation, trois axes essentiels à savoir l’initiation à l’apiculture, la transformation du miel en confiserie et la commercialisation des produits de confiserie, et le renforcement des compétences ont été choisis. Elle se déroule depuis le 06 Janvier 2026 et prendra fin le 26 Janvier 2026 sur les sites d’AFANOYOA, au Bois Sainte Anastasie, et à NTUI.
L’Institut de Formation Professionnel Ecole internationale des Saveurs du Cameroun et du monde en abrégé (IFPECIS-CAM) ayant été retenu comme prestataire de formation, a pour mission d’accompagner la mise en œuvre de ce projet, en déployant une ingénierie de formation adaptée, centrée sur l’acquisition de compétences pratiques, la promotion de l’auto-emploi, et la valorisation locale des ressources.

Développement inclusif
La lutte contre la pauvreté, le sous-emploi et la marginalisation économique des populations rurales reste une priorité constante pour les pouvoirs publics camerounais. Malgré un potentiel agricole, apicole et artisanal important, de nombreuses régions, notamment le département du Mbam-et-Kim, où se situe la commune de Ntui – peinent à convertir leurs ressources locales en véritables leviers de développement inclusif. Ce paradoxe s’explique en grande partie par l’insuffisance des compétences techniques des producteurs, la faible structuration des chaines de valeur locales, et l’accès limite aux marchés à forte valeur ajoutée. Dans cette optique, le Gouvernement, avec le soutien de la Banque mondiale, a lancé le Programme d’Appui au Développement de l’Éducation Secondaire et des Compétences (PADESCE), Ce programme s’inscrit dans une logique de réforme structurelle du système de formation professionnelle, en vue de le rendre plus accessible, plus pertinent et plus équitable. À travers le Mécanisme Compétitif de Développement des Compétences (MCDC) et plus spécifiquement le Guichet 3 -, le PADESCE cible les organisations de base, souvent oubliées des dispositifs classiques d’appui, mais pourtant au cœur des dynamiques économiques communautaires. Dans ce cadre, la Société Coopérative Simplifiée des Producteurs et Transformateurs Agricoles d’Ongola (SCOOPS-CA ONGOLA), forte de plus de 600 membres, a formulé une demande de renforcement des capacités axée sur la valorisation de la filière apicole. Ce choix n’est pas fortuit : le miel et ses dérivés (cire, confiseries, produits cosmétiques) représentent une opportunité stratégique pour la diversification économique, la création d’emplois et la promotion de l’import-substitution. Cependant plusieurs contraintes freinent aujourd’hui le plein développement de cette filière: Une faible maitrise des techniques modernes d’apiculture; L’absence d’équipements adaptés à la transformation artisanale ; Une méconnaissance des normes de qualité, de conditionnement et de commercialisation ; Une insuffisance de culture entrepreneuriale chez les petits producteurs; Une participation encore marginale des femmes et des jeunes à cette activité pourtant accessible pourtant accessible et prometteuse. Le projet de formation initié par la SCOOPS-CA ONGOLA répond directement à ces lacunes, en s’appuyant sur une approche intégrée qui couvre l’ensemble de la chaine de valeur : production, transformation, commercialisation, gestion d’entreprise. Ce projet, retenu dans le cadre du PADESCE, vise à former 60 personnes, majoritairement jeunes et issus du monde rural, avec une attention particulière à l’inclusion des femmes, conformément aux principes d’équité du programme. En mobilisant un prestataire expérimente tel que IFPECIS-CAM, le projet entend transformer cette filière traditionnelle en un vecteur de croissance économique locale, d’autonomisation et de professionnalisation des membres de la coopérative. Il contribuera également à la réduction du chômage rural ; L’amélioration de la sécurité alimentaire par la pollinisation ; La baisse des importations de produits apicoles ; L’essor de mi co-entreprises rurales compétitives.



